La pauvreté des enfants

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La pauvreté des enfants 2017-07-21T11:29:33+00:00

Une enseignante avec des élèvesDans un récent sondage de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants, 92,7 % des enseignantes et enseignants nous ont dit de mener une action pour éliminer la pauvreté des enfants.

La pauvreté a un effet négatif sur l’apprentissage et le développement des élèves.

Bon nombre d’enfants qui vivent dans une famille à faible revenu éprouvent une motivation moindre à apprendre, accusent un retard de développement cognitif, obtiennent des notes inférieures, participent moins aux activités parascolaires, ont des aspirations de carrière moins élevées, sont souvent absents de l’école, fréquentent moins les universités, courent un risque accru d’analphabétisme et présentent des taux de décrochage supérieurs.

Certains groupes vulnérables, soit les peuples autochtones (un enfant des Premières Nations sur quatre vit dans la pauvreté), les nouveaux immigrants et immigrantes et les communautés raciales, les familles monoparentales dirigées par une femme et les personnes handicapées, continuent d’enregistrer des taux de pauvreté plus élevés que d’autres groupes.

En outre, les couts socioéconomiques de l’inaction en matière de réduction de la pauvreté s’élèvent à des milliards de dollars annuellement.

Le gouvernement fédéral a un rôle important à jouer dans la réduction et ultimement l’élimination de la pauvreté chez les enfants canadiens.

Nous proposons :

  • qu’un ministère fédéral des services à l’enfance et à la jeunesse soit créé pour travailler avec un large éventail de groupes intéressés afin d’harmoniser les politiques et les services dans ce domaine et d’arriver à de meilleurs résultats pour les enfants, les jeunes et leurs familles;
  • que le gouvernement fédéral élabore une stratégie fédérale globale de réduction de la pauvreté au Canada qui soit assortie d’un calendrier réaliste et de cibles mesurables, et établie en consultation avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les gouvernements et organismes autochtones, les organisations non gouvernementales et les personnes vivant dans la pauvreté. La stratégie comprendrait entre autres les mesures suivantes :
    • l’amélioration des conditions d’admissibilité à l’assurance-emploi et l’augmentation de la durée et du montant des prestations afin de mieux soutenir les personnes ayant perdu leur emploi;
    • l’augmentation de la prestation pour enfants pour les familles à faible revenu jusqu’à un maximum de 5 400 $ par enfant (en dollars de 2014, indexée à l’inflation);
    • le transfert urgent de 500 millions de dollars en 2015 aux provinces, aux territoires et aux collectivités autochtones pour financer des services de garde réglementés et, à partir de là, pour élaborer et mettre en œuvre une stratégie des services éducatifs et de garde à la petite enfance.
    • l’établissement d’un programme de revenu minimum garanti.

Pour plus de renseignements :

Notre Canada. Nos élèves. Notre profession. Information à l’intention des parlementaires (PDF, 4.82 MB)

CAMPAGNE 2000. Comment le Canada arrivera-t-il à respecter son engagement visant à éradiquer la pauvreté des enfants au Canada? (PDF, 169 Ko), mémoire présenté dans le cadre de la consultation prébudgétaire du gouvernement fédéral, le 6 aout 2014.

FÉDÉRATION CANADIENNE DES ENSEIGNANTES ET DES ENSEIGNANTS. La réduction de la pauvreté des enfants (PDF, 357 Ko), document d’information préparé pour la Journée sur la Colline de 2013.

HESS, M. L’enfance, l’école et la pauvreté, Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants, 1989.